Presse VS plateforme: Test de pouvoir entre une entreprise technologique et un État-nation

by admin

Le blocage de Facebook des News Autralia depuis le 18 février 2020 est une première dans le monde. Il y eut, il y a quelques années presque la même chose entre la presse allemande sans leur gouvernement et le duopole (Facebook, Google). Mais pas que, car cette foi-ci cela peut être considéré par beaucoup comme un test de pouvoir entre une entreprise technologique et un État-nation occidental de surcroit. Les gouvernements du reste du monde a parfaitement compris et ne se frottent pas à ses mastodontes du Gafa, pour le moment.

Facebook Australie révoque son interdiction des actualités après avoir obtenu des modifications du code de négociation des médias d’information. Cela veut dire que le gouvernement australien n’impose plus de régime de paiement au Duopole (Google, Facebook) et comme résultat Google et Facebook sont, pour l’instant, libres de conclure leurs propres accords avec les éditeurs. Oui, mais ils doivent payer. Et c’est le but de toute cette opération.
De plus, même si ces géants du Net sont « fort », ils savent pertinemment qu’ils ne pourront à eux tous seuls prendre l’immense gâteau de la publicité sans la presse locale. Ils se doivent d’investir dans le soutien du journalisme local qui améliore la visibilité tout en rapprochant de leurs abonnés. Et il devient pour eux important s’ils veulent continuer à profiter de leurs énormes revenus. Autrement leurs abonnés se détourneront de leur plateforme, car sans une presse locale forte les informations ne seront pas ni localisées ni pertinentes et surtout elles ne seront pas relayées par leur plateforme.

La presse australienne gagne sans gagner
D’ailleurs, suite au déblocage des News Aurtalia, William Easton, directeur général de Facebook Australie et Nouvelle-Zélande, a déclaré : « Nous avons toujours eu l’intention de soutenir le journalisme en Australie et dans le monde, et nous continuerons d’investir dans les news à l’échelle mondiale et de résister aux efforts des conglomérats médiatiques pour faire progresser les cadres réglementaires qui ne tiennent pas compte du véritable échange de valeur entre les éditeurs et les plateformes. »

Réveil de la presse européenne
Le bras de fer entre la presse australienne et le duopole signifie que les paiements aux éditeurs du monde entier sont susceptibles de devenir « une normalité, mais aussi d’être gonflés, car le revenu de ses géants ne cesse de se multiplier. Les Européens se réveillent et veulent imiter les projets australiens qui obligeraient les plateformes couvertes par la directive européenne sur le droit d’auteur à partager équitablement les revenus avec les éditeurs. D’autres voudraient la création d’un groupe spécial d’arbitrage qui établirait un prix équitable basé sur une évaluation des avantages pour les deux parties d’avoir le contenu des éditeurs sur Google et Facebook, plus le coût de production du contenu et toute charge pesant sur les plateformes.
Qu’en est-il pour l’Algérie où ni Google, ni Facebook ne sont installés et qui phagocyte l’ensemble des médias algérien sans rien payer ?

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