Radiocommunications et interférence L’Algérie veut régler le problème des interférences de fréquences aux frontières

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L’Algérie a acquis des équipements de haute technologie — software et hardware — afin de réduire et contrôler définitivement les interférences de fréquences au niveau des zones frontalières. Cette annonce a été faite par le ministre de la Poste et des Télécommunications, Brahim Boumzar, devant les membres du Conseil de la nation, lors du débat du projet de loi sur les radiocommunications tenu le 3 mars dernier. Il a fait savoir que l’Agence nationale des fréquences (ANF), qui s’est imposé comme un instrument parfaitement adapté à la gouvernance de l’utilisation du spectre des fréquences, avait acquis des équipements pour contrôler les interférences de fréquences au niveau des zones frontalières du pays.
Répondant aux questions des membres du Conseil de la nation, le ministre a indiqué que le secteur «s’attèle à remédier aux interférences de fréquences enregistrées au niveau des zones frontalières du pays», faisant état de «l’acquisition par l’ANF d’équipements de contrôle des interférences de fréquences». Il a précisé, en outre, que «le secteur œuvre, en coordination avec l’Union internationale des télécommunications (UIT) et les pays voisins, à l’examen de la question d’interférences de fréquence au niveau des zones frontalières».
Il faut savoir que depuis le début des années 1900, la gestion du spectre de fréquences radioélectriques et la réglementation de son utilisation constituent les principales fonctions de l’UIT. En tant que coordonnateurs de l’utilisation des fréquences à l’échelle mondiale, les Etats Membres de l’UIT ont élaboré le Règlement des radiocommunications et continuent de le mettre à jour. Le Règlement des radiocommunications de l’UIT garantit l’exploitation exempte de brouillages des systèmes de radiocommunication, et fournit à tous les pays un accès équitable au spectre radioélectrique — ressource naturelle limitée qui transcende les frontières nationales et dont l’utilisation doit être harmonisée à l’échelle mondiale
Selon l’UIT, la fréquence est une ressource limitée et précieuse, utilisée pour diverses formes de communication hertzienne (téléphonie mobile, radiodiffusion sonore et télévisuelle, liaisons large bande, navigation aéronautique et maritime, opérations de commande et contrôle des satellites et communications par satellite). La fréquence est affectée à une large gamme d’utilisations commerciales et publiques et, du fait que toutes ces utilisations ne peuvent pas être assurées par son intermédiaire de façon illimitée, il convient de gérer ou de coordonner ces différentes applications pour éviter les brouillages de signaux. Pour l’UIT, c’est la gestion des brouillages qui, avant tout, appelle de la part des pouvoirs publics une certaine surveillance de l’utilisation du spectre. Les pouvoirs publics, outre leur fonction de gestion des brouillages, doivent également gérer le spectre des fréquences radioélectriques sur la base de considérations économiques, afin de faire en sorte que l’offre satisfasse la demande et que la ressource soit utilisée de la façon la plus efficace.
Toujours selon l’Union internationale des télécommunications, les usagers de téléphone, de radio et télévision dans les zones frontalières vivent le calvaire au quotidien à cause de l’interférence entre plusieurs réseaux qui se bousculent dans ces zones. Dans un monde de plus en plus «hertzien», des dysfonctionnements impactent non seulement la qualité de la communication, mais engendrent des surcoûts importants, affirme l’UIT.

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