Un bouleversement dans le monde des semi-conducteurs: L’américain Nvidia s’empare de ARM

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Comme nous l’avions annoncé en juillet 2020 (https://itmag-dz.com/2020/07/17/arm-pourrait-etre-a-vendre/) le conglomérat japonais SoftBank a annoncé qu’il allait céder, pour l’équivalent de 40 milliards de dollars, au géant californien Nvidia le concepteur de puces électroniques ARM. Cette fusion pourrait donner naissance à un grand acteur du marché des semi-conducteurs et de l’intelligence artificielle. On aura alors trois géants des puces -AMD, Intel et Nvidia- aux Etats-Unis.


« Cette association pertinente va permettre de projeter ARM au premier plan de certaines des plus grandes innovations technologiques de notre époque », a déclaré Masayoshi Son, le patron de Soft_Bank, qui avait fait l’acquisition du groupe britannique en 2016 pour 32 milliards de dollars. (https://itmag-dz.com/2017/05/24/nvidia-dans-les-filets-de-softbank/).

Le questionnement des clients
« Cette association pertinente va permettre de projeter ARM au premier plan de certaines des plus grandes innovations technologiques de notre époque », s’est enthousiasmé Masayoshi Son, le patron de Soft_Bank, qui avait fait l’acquisition du groupe britannique en 2016 pour 32 milliards de dollars. Softbank et son patron ne perdront pas dans l’affaire puisque’il reste actionnaire de Nvidia à hauteur de 15 %. Le groupe américain est connu pour ses processeurs graphiques, très utilisés par l’industrie du jeu vidéo, mais aussi très adaptés aux algorithmes d’apprentissage automatique. Ces puces ont permis à Nvidia de se faire une place dans les data centers, devenus le premier marché de la société, et de flamber en Bourse. Après avoir vu son cours presque tripler en un an, la firme de Santa Clara vaut maintenant 300 milliards de dollars au Nasdaq. C’est un peu plus que la moitié d’Intel, l’ex-géant incontesté des puces pour serveurs et PC, de plus en plus bousculé par ce jeune concurrent à qui tout sourit.
Reste maintenant à convaincre les clients de ARM a rester chez NviComme nous l’avions annoncé en juillet 2020 (https://itmag-dz.com/2020/07/17/arm-pourrait-etre-a-vendre/) le conglomérat japonais SoftBank a annoncé qu’il allait céder, pour l’équivalent de 40 milliards de dollars, au géant californien Nvidia le concepteur de puces électroniques ARM. Cette fusion pourrait donner naissance à un grand acteur du marché des semi-conducteurs et de l’intelligence artificielle. On aura alors trois géants des puces -AMD, Intel et Nvidia- aux Etats-Unis.

Masayoshi Son se prononce
« Cette association pertinente va permettre de projeter ARM au premier plan de certaines des plus grandes innovations technologiques de notre époque », a déclaré Masayoshi Son, le patron de Soft_Bank, qui avait fait l’acquisition du groupe britannique en 2016 pour 32 milliards de dollars. (https://itmag-dz.com/2017/05/24/nvidia-dans-les-filets-de-softbank/).
« Cette association pertinente va permettre de projeter ARM au premier plan de certaines des plus grandes innovations technologiques de notre époque », s’est enthousiasmé Masayoshi Son, le patron de Soft_Bank, qui avait fait l’acquisition du groupe britannique en 2016 pour 32 milliards de dollars. Softbank et son patron ne perdront pas dans l’affaire puisque’il reste actionnaire de Nvidia à hauteur de 15 %. Le groupe américain est connu pour ses processeurs graphiques, très utilisés par l’industrie du jeu vidéo, mais aussi très adaptés aux algorithmes d’apprentissage automatique. Ces puces ont permis à Nvidia de se faire une place dans les data centers, devenus le premier marché de la société, et de flamber en Bourse. Après avoir vu son cours presque tripler en un an, la firme de Santa Clara vaut maintenant 300 milliards de dollars au Nasdaq. C’est un peu plus que la moitié d’Intel, l’ex-géant incontesté des puces pour serveurs et PC, de plus en plus bousculé par ce jeune concurrent à qui tout sourit.

Un concurrence deloyale?
Reste maintenant à convaincre les clients de ARM a rester chez Nvidia. En effet, ARM, qui est un fabless, est devenue incontournable dans le monde des smartphones et maintenant dans le monde des PC et serveurs. Tous les constructeurs de smartphones font appel aux design de la firme de Cambridge pour concevoir et fabriquer leurs propres processeurs. Cela va de Apple à Samsung en passant par Huawei et autre Oppo. Apple va plus loin et avait annoncé que sa gamme Mac serait bientôt équipée des mêmes puces maison que ses iPhone, des puces ARM. Cette fusion ou cette recomposition de Nvidia va créer un problème énorme pour les fabricants de smartphones et les demandeurs de puce ARM. Tant qu’ARM était « indépendant », le Britannique pouvait fournir quasiment toute l’industrie, car ils étaient assurés de sa neutralité. Ce ne sera plus le cas bien que Jensen Huand, Ceo de Nivia, qui a déclaré pour désamorcer la situation que « Nvidia ne conçoit pas de CPU, Nvidia n’accorde pas de licence d’IP aux sociétés de semi-conducteurs et, contrairement à ARM, Nvidia ne participe pas au marché des téléphones portables […] donc à bien des égards nous ne sommes pas concurrents ».
Et ce n’est pas fini pour le couple Softbank-Nvidia, car le gouvernement britannique ne voudrait pas laisser partir une pepite pareille, d’autant plus que ARM travaille pour le compte du ministère de la défense britannique sur certains projets sans oublier les milliers d’emplois. D’ailleurs, dans ce cadre, quand Softbank avait acheté ARM, le gouvernement britannique avait imposé que ARM ne bouge pas de son site et que Softbank doive encore recruter du personnel. Voilà pour les scénarios optimistes.
De plus, que ARM passe sous pavillon américain ne doit pas plaire au constructeur chinois qui utilise le design de la puce ARM pour leur smartphone, car cela va encore compliquer leur approvisionnement.
D’un autre côté, en prenant le contrôle d’ARM, pour 40 milliards de dollars, le californien Nvidia va devenir un acteur incontournable du marché des semi-conducteurs et de l’intelligence artificielle et se heurtera à de nombreuses oppositions économiques et politiques car cette ultra-dépendance à des technologies américaines pose un risque majeur: il peut suffire d’un mouvement d’humeur d’un président américain pour empêcher l’accès à une entreprise coréenne, algérienne voire européenne, à des technologies aussi importantes que les processeurs. Cette concentration de pouvoir entre des mains américaines devient de facto un risque non négligeable pour l’industrie et l’économie. Cet etat de fait poussera des entreprises, à l’image de Huawei, à accélérer le développement de processeurs.

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